
Marie alla se placer dans son dos et respira profondément.
- Essayez de ne pas trop bouger... dit-elle en prenant une mèche de cheveux du jeune homme entre ses doigts.
Samuel ne répondit pas et se contenta de rester immobile, un petit sourire amusé aux lèvres.

Après plus deux heures, Marie eut presque terminé.
- Encore un petit bout ici... Et puis cette mèche aussi... dit-elle en donnant les derniers coups de ciseaux dans la chevelure de Samuel.
Elle fit le tour de la chaise pour observer son travail, puis grimaça légèrement.
- Qu'y a-t-il ? fit Samuel, inquiet.
- Rien, rien... répondit la jeune femme nonchalemment en observant les cheveux bruns du jeune homme. Bon bien sur, ce n'est pas parfait, mais je trouve que je ne me suis pas si mal débrouillée que cela ! dit-elle fièrement.

Elle retourna se placer derrière Samuel pour lui retirer les mèches de cheveux qui étaient éparpillées sur ses épaules et son dos, et sourit.
- Voilà j'ai terminé, vous pouvez vous lever.
Le jeune homme s'exécuta. Debout, il s'ébouriffa la tête pour faire tomber les éventuels cheveux coupés accrochés à d'autres non coupés, puis se tourna vers Marie.
- J'espère que ça ne me fait pas une tête monstrueuse ! dit-il pour taquiner la jeune femme.

- Non... Non, vous êtes parfait... répondit-elle, la tête légèrement penchée, en regardant en détails le visage de Samuel.
A quelques peu de choses près, il était redevenu comme dans ses souvenirs. Son visage fin, ses lèvres pulpeuses, cette beauté mystérieuse qui l'avait attiré la première fois qu'elle l'avait vu...
En entendant la voix de Samuel qui l'appelait, Marie cligna plusieurs fois des paupières pour remettre en place ses idées qui commençaient à lui échapper.
- Est-ce que vous voulez que nous fassions un tour du lac ? Le grand, bien sur, précisa-t-il en souriant légèrement.
- Mais vous ne voulez voir à quoi vous ressemblez ?
- Ca ira, je vous fait confiance. Alors ?
La jeune femme posa sa paire de ciseaux sur la table derrière elle, puis s'avança vers Samuel en souriant. Elle mourrait d'envie de glisser sa main dans la sienne, mais elle réprima ce geste, effrayée qu'il la repousse, et se contenta de marcher à ses côtés.













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