Accueil Date de création : 17/05/07 Dernière mise à jour : 13/07/08 20:30 / 262 articles publiés
 

250.  posté le dimanche 13 juillet 2008 20:30

 

- Samuel, dites-moi... commença Marie en hésitant. Comment était-ce, là-bas...

Le jeune homme soupira doucement et tourna la tête vers le plafond.

- C'était... effroyable. Même dans mes pires cauchemars je n'avais pu imaginer une telle horreur... Ce n'est pas dans la nature des choses de tuer des gens... Mais, on s'y habitue, petit à petit. Vous devez penser que je suis inhumain et je vous déçois certainement, mais c'est malheureusement la vérité. La triste vérité de la guerre.

Marie écoutait chaque mot que prononçait Samuel. Elle écoutait même ses silences qui en disaient long et qui semblaient douloureux.

- Mon amour vous n'y êtes pour rien, dit-elle les yeux embués de larmes. Les seules personnes à blamer sont les hauts dirigeants de notre pays, ils n'ont jamais été à la hauteur et tout est de leur faute... termina-t-elle avec des sanglots dans la voix.

 

 

Samuel tourna de nouveau sa tête vers la jeune femme, l'air inquiet.

- Pourquoi pleurez-vous ?

- Je n'en sais rien, répondit Marie en reniflant doucement. C'est sûrement un cumul, tout ce qu'il s'est passé cer derniers jours. Apprendre que vous êtes en vie, nos retrouvailles, votre récit de la guerre... Et puis ce mariage, avec cet homme que je n'aime pas ! Toutes ces émotions, c'est surement pour cela que je craque maintenant.

Samuel avait écouté la jeune femme, mais n'avait retenu qu'une seule et unique chose.

- Vous ne l'aimez pas... fit-il tout bas avec un léger sourire.

Marie resta bouche bée quelques secondes puis répondit alors que des larmes coulaient aux coins de ses yeux.

- Bien sûr que non je ne l'aime pas ! C'est vous que j'aime, et vous le savez !

Le jeune homme sourit franchement et sécha les larmes qui avaient coulé sur le visage de Marie.

- Je vous aime Marie, plus que vous ne pourriez l'imaginer.

Samuel se pencha sur elle et déposa un tendre baiser sur ses lèvres. Marie encercla sa nuque de ses bras fins et l'invita à aller plus loin. Elle avait besoin de le sentir contre elle et de sentir la chaleur de leurs deux corps envahirent la cabane.

Déposez un commentaire !

Mieux vous connaître (facultatif) :

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.103.63.58) pour vous identifier.

Aucun commentaire pour l'article:
250.