Accueil Date de création : 17/05/07 / Dernière mise à jour : 13/07/08 20:27 / 262 articles publiés

193  posté le vendredi 15 février 2008 14:00

 

Quelques heures plus tard.

La pluie avait finalement complètement cessé de tomber et le jour se levait à peine, laissant la na-ture se réveiller doucement. Aux premiers rayons du soleil, Marie s'était éveillée dans les bras de Samuel. Elle ne voulait pas que ce matin arrive, car elle savait qu'il allait lui prendre son amour, mais les choses étaient ce qu'elles étaient et elle n'y pouvait rien, malheureusement. Après une douce caresse sur la joue du jeune homme et un petit baiser déposé sur ses lèvres, Marie s'était le-vée délicatement, ramassant son corset et ses jupons au sol. Après avoir renoué le vêtement avec difficulté, elle était sortie pour respirer un peu, mais surtout pour espérer que la nuit qu'elle ve-nait de passer dure pour toujours.

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194  posté le vendredi 15 février 2008 14:07

 

Samuel se réveilla à son tour. Il se frotta les yeux et remarqua que Marie n'était plus à côté de lui. Pris de panique, il se retourna rapidement pour se lever, et il l'aperçut finalement ; un long soupir de soulagement s'échappa de sa poitrine. Il resta assis au bord du lit quelques secondes pour la re-garder. Elle semblait irréelle, baignée dans la clarté du jour et ses cheveux blonds reflétant les ti-mides rayons du soleil.

 

Il se leva et arriva derrière la jeune femme, passant doucement ses bras autour de sa taille et ca-lant son menton contre son cou. Marie posa alors sa tête contre celle de Samuel et soupira, un léger sourire se dessinant sur son visage.

- Le beau temps est revenu.

Le jeune homme sourit mais ne répondit pas, préférant plongé son visage dans le cou de Marie pour s'ennivrer de son odeur et ainsi l'emporter avec lui.

Il sentit soudain une goutte d'eau tombée sur son avant bras ; il comprit aussitôt que, vu le temps radieux qu'il faisait, cela ne pouvait donc qu'être une larme tombée de la joue de la jeune femme. Cela lui brisa le coeur encore plus qu'il ne l'était déjà à cause du départ, et il ressera son étreinte avec l'aide Marie qui prit les bras du jeune homme entre ses mains pour, quelque part, l'empêcher de partir.

- Marie, je...

- Je vous en prie Samuel, l'interrompit-elle, la voix pleine de sanglots. Je vous en prie, restez... Restez avec moi...

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195  posté le vendredi 15 février 2008 14:21

(quelques petits changements dans la déco des constructions)

Printemps 1865.

Quatre ans s'étaient presque écoulés depuis ce matin-là à la grange ; jour du départ de Samuel, Frederick et monsieur Beauregard pour le front. Tous les hommes jeunes et/ou valides du pays s'étaient engagés soit auprès des Etats Confédérés comme Frederick, monsieur Beauregard et Timothy l'époux de la cousine Louise, soit auprès de l'Union comme Theodore l'ami de Marie, et Samuel. D'ailleurs, quand cette nouvelle s'était propagée dans la région, beaucoup de gens avait tourné leur dos à madame Hamphton ; son fils cadet était en quelques sortes coupable de trahison car la Louisiane faisait partie des états ralliés à la cause des Etats Confédérés (ou états esclavagistes).

Au départ des hommes pour rallier leur régiment, Louise et madame Hamphton avaient naturellement rejoint madame Beauregard et Marie à la résidence Les Lilas.

Quatre ans de guerre, désormais achevée et remportée par les troupes de l'Union, peu après l'assassinat d'Abraham Lincoln, dirigeant de ce parti. Quatre ans de guerre pour que l'esclavage soit aboli...

 

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196  posté le mercredi 20 février 2008 12:18

Cinq mois après le début de la guerre, un coursier était venu remettre à madame Beauregard un pli annonçant la mort de son époux. Malgrè son autorité et l'apparente froideur qu'elle dégageait, Liliane avait beaucoup aimé son mari.

Mais le jour de l'annonce de sa mort, elle n'avait versé aucune larme ; à peine s'était-elle recueillie cinq petites minutes pour le pleurer. Etant veuve depuis plusieurs années, madame Hamphton avait tenté de venir en aide à son amie mais en vain ; celle-ci semblait rester insensible.

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197  posté le jeudi 10 avril 2008 11:28

Depuis quatre ans, Marie subissait donc la sévérité de sa mère. Leurs relations n'étaient déjà pas au beau fixe mais là, elles étaient quasiment inexistantes. Néanmoins, le peu de conversations qu'elles pouvaient encore avoir restaient courtoises.

Heureusement, la jeune femme blonde pouvait toujours se réfugier dans le jardin de la résidence qui avait beaucoup changé.

Marie avait fait monter des palissades et un petit cabanon dans lequel elle pouvait entreposer ses outils de jardinage. Des arbres fruitier avaient été plantés, des buissons, ainsi que, bien entendu, des lilas, chers au coeur de la jeune femme.

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