
Un peu plus tard, en fin d'après-midi.
Louise était partie se reposer dans sa chambre, et Marie avait rejoint l'ancien bureau de son père, qu'elle avait transformé en boudoir. Une pièce qui était à l'image de la jeune femme : chaleureuse et pas comme les autres. Après le jardin, c'était le seul endroit où elle aimait se retrouver seule pour réfléchir, lire ou bien simplement se reposer.
Plongée dans la lecture de son roman, elle ne remarqua pas que le feu ne crépitait presque plus dans la cheminée. Ce ne fut qu'en voyant que la luminosité de la pièce s'était réduite qu'elle réalisa qu'il fallait remettre quelques bûches dans le foyer.

Elle posa son livre ouvert sur le canapé et se leva pour aller prendre deux gros bouts de bos qu'elle disposa l'un sur l'autre dans la cheminée. Elle saisit ensuite un tisonnier pour remuer les braises encore chaudes et ainsi faire repartir le feu.

Marie reposa ensuite le tisonnier et fixa les flammes qui dansaient de nouveau follement. Encore une fois, son regard se voila et se remplit de tristesse. C'était toujours pareil ; elle faisait tout son possible pour soutenir sa cousine et être forte pour elle, mais dès qu'elle se retrouvait seule, elle ne pouvait s'empêcher de sombrer dans ses pensées. Ces même pensées qui la ramenaient toujours huit mois plus tôt...



























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