Accueil Date de création : 17/05/07 Dernière mise à jour : 13/07/08 20:30 / 262 articles publiés
 

258.  posté le dimanche 13 juillet 2008 20:30

 

Marie ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit ; elle aurait voulu lui dire en personne. Malgrè le fait qu'elle n'était pas amoureuse de Frederick, elle l'estimait tout de même, et sentait de la tristesse ainsi que de la déception dans le regard et la voix du jeune homme.

- J'étais derrière la cabane quand lui et vous vous êtes dit au revoir ce matin, ajouta-t-il en baissant les yeux.

- Je suis désolée Frederick, je ne voulais pas que vous l'appreniez de la sorte, je...

- Vous n'avez rien fait de mal, l'interrompit-il, vous avez retrouvé l'homme que vous aimez, il n'y a rien de grave à cela. Je m'en veux simplement de n'avoir pas su me faire aimer de vous.

 

 

Marie se pinça les lèvres. Il lui avait dit qu'elle ne faisait rien de mal, mais elle ne pouvait s'empêcher de culpabiliser. Elle allait répondre mais Frederick la devança.

- Vous devriez vous en aller si vous ne voulez pas être en retard pour le retrouver.

La jeune femme esquissa un pas vers lui, mais il l'arrêta d'un petit signe de la main.

- S'il vous plait, allez vous en.

Marie le regarda alors tristement puis passa son chemin. Après qu'elle ait fait quelques mètres, Frederick se tourna vers elle et la regarda se diriger vers la maison.

 

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259.  posté le dimanche 13 juillet 2008 20:30

 

En fin d'après-midi, sur les quais de la Nouvelle Orléans. Le bateau qui devait prendre la direction de New York n'allait pas tarder à lever l'ancre et Marie n'était toujours pas arrivée. Samuel, lui, était là depuis plus d'un quart d'heure ; hors de question de manquer l'embarcation. Mais ne voyant pas arriver sa dulcinée, l'angoisse commençait à l'envahir.

 

 

Peut-être que madame Beauregard l'avait convaincu de pas partir. Peut-être avait-elle pris peur et décidé de rester en Amérique... Beaucoup de questions se percutaient dans la tête du jeune homme et son état d'esprit ne fit qu'empirer lorsque l'un des officiers sonna la cloche indiquant que le bateau allait bientot s'écarter du quai.

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260.  posté le dimanche 13 juillet 2008 20:30

 

Samuel regarda au loin sur sa gauche et sa droite pour tenter d'apercevoir Marie parmi les personnes qui marchaient sur le quai, mais il ne l'a vit malheureusement pas.

- Monsieur, vous montez à bord ? demanda l'officier qui avait sonner la cloche. Si c'est le cas, hâtez-vous car...

L'officier ne termina pas sa phrase, interrompu par le sifflement bruyant des grandes cheminées du bateau qui évacuaient les premières fumées, signe d'un départ imminent.

 

 

Le jeune homme parcourut de nouveau la foule du regard, puis se résigna à prendre la passerelle afin de monter à bord. Mais à peine eut-il posé un pied sur cette passerelle en bois qu'il entendit au loin une voix qu'il aurait reconnu entre mille.

- Pardon, excuez-moi, je dois absolument monter à bord ! criait cette personne en tentant de se frailler un chemin parmi les badauds.

Samuel regarda alors l'officier qui était prêt à relever la passerelle derrière lui, et leva ses indexs en souriant.

- Deux petites minutes s'il vous plait, lui demanda-t-il.

 

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261.  posté le dimanche 13 juillet 2008 20:30

 

A peine eut-il parcouru deux mètres que Samuel se prit Marie de plein fouet. En l'apercevant au loin près du bateau à travers la foule, elle s'était mise à courir en bousculant les gens ; au diable les bonnes manières, et s'était littéralement jetée sur le jeune homme.

- J'ai cru que vous ne viendriez plus, souffla Samuel.

- Jamais je n'aurais eu l'intention de vous laisser vous en aller sans moi.

Le jeune homme caressa doucement les longs cheveux blonds de Marie puis se détacha d'elle en souriant.

- Nous devrions monter à bord, dit Samuel en prenant la jeune femme par la main.

- Attendez, fit-elle en le retenant par le bras, j'ai quelque chose à vous demander.

 

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262.  posté le dimanche 13 juillet 2008 20:30

 

Louise apparut alors à côté de sa cousine.

- Vous vous souvenez de ma cousine Louise ? demanda Marie en regardant la rouquine.

- Bien sûr, sourit Samuel. Bonjour, comment allez-vous ?

Pour toute réponse, le jeune homme n'obtint qu'un sourire à peine visible. Marie passa alors son bras gauche dans le dos de sa cousine et la caressa doucement.

- Louise ne va pas très bien cer derniers temps, alors je me demandais...

- Avec grand plaisir, sourit Samuel avant même d'entendre ce que Marie voulait dire.

 

 

Le jeune homme prit la main gauche de Louise entre les siennes et sourit gentillement.

- Vous verrez, je suis sûr que vous allez aimer la France.

Marie plissa son front tout en souriant légèrement, émue par la réaction du jeune homme. Il la regarda pour lui sourire, et elle y répondit de la même manière.

- Bon, et si nous montions à bord de ce bateau qui, je pense, n'attend plus que nous ? s'exclama-t-il.

Il prit le bras droit de Louise qu'il glissa dans le sien, et de la main droite, il prit doucement celle de Marie, et à trois, il franchirent la passerelle.

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